En mai 2015, Robert Ménard a affirmé qu'il y avait 64,6 % d'élèves de confession musulmane dans les écoles de sa ville, provoquant une vive polémique sur le fichage ethnique, interdit en France. Après l'ouverture d'une enquête préliminaire, l'ancien responsable de Reporters sans frontières s'est finalement défendu de tout fichage mais n'a eu de cesse de réaffirmer son soutien aux statistiques ethniques.
Face à ce comportement indigne d'un élu de la République, l'agence a proposé à Emmaüs de réagir dans la plus pure tradition des coups de gueule de l'Abbé Pierre. Si elle cible ostensiblement l'édile d'extrême droite, cette offensive vise également tous les comportements d'élus qui stigmatisent des populations sur des critères religieux, ethniques ou sociaux. Emmaüs rappelle ainsi qu'elle pratique depuis 60 ans l'accueil inconditionnel — sans distinction d'origine, de religion ou d'orientation sexuelle.


















